FECAFOOT: VOICI POURQUOI L’EXECUTIF DE LA FECAFOOT POURRAIT ECHOUER.

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En prenant fonction à la tête de la fédération Camerounaise de football le 18 Décembre dernier, le président élu de la FECAFOOT avait annoncé plusieurs chantiers prioritaires qui sont aujourd’hui un véritable serpent de mer.

A sa prise de fonction, le patron de la tour de TSINGA avait annoncé que l’éthique serait son cheval de bataille, la base sur laquelle reposerait la refondation car pour lui reconstruire sans remettre de l’ordre serait impossible.
Et pourtant, aujourd’hui l’éthique est ce qui existe le moins dans cette FECAFOOT où le pic a été atteint lors de la CAN 2019 avec les allégations du joueur Petrus BOUMAL, qui par la suite s’est ravisé. Pourtant dans une fédération sérieuse et soucieuse de l’éthique, l’idéal au-delà de cela aurait été d’instruire une enquête à la suite des propos du joueur et sanctionner les coupables s’il en existait, ou prendre des sanctions contre le joueur pour diffamation; pourtant grande fût la surprise de plus d’un quant au mutisme observé par la FECAFOOT qui s’est contenté de faire une sortie afin de démentir sans jamais en apporter la preuve de ceci.
La question des primes qui a animé les chaumières et fait les choux gras de la presse n’a jamais connu de coupable et a contribué à ternir encore plus l’image du football Camerounais à l’international.
Quant à ce qui concerne la Direction Technique Nationale dont un nouvel organigramme et des nouveaux hommes ont été annoncés, presque rien n’a été fait si ce n’est la nomination d’un nouveau DTN en la personne de monsieur NOAH contesté par quasiment tout le mouvement footballistique nationale. Pire, le limogeage de SEEDORF s est fait sans s’appuyer sur le moindre rapport de cette DTN: à dire que cette DTN n’est qu’un faire valoir.
Le contrat avec la firme LE COQ SPORTIF est jusqu’à ce jour un réel souci, car les détails de celui-ci n’ont jamais été vraiment connus. Il avait été annoncé une présentation au Comité exécutif de la FECAFOOT avant utilisation, mais c’est bien le contraire qui a été fait, car les lions et les lionnes lors de la CAN et du Mondial ont porté cette marque sans que jamais un comité exécutif n’ait pu se tenir.
L’une des urgences était la LIGUE DE FOOTBALL PROFESSIONNELLE DU CAMEROUN ( LFPC ). Jusqu’ici seule la guerre entre le président de la fédération et celui de la ligue a meublé les discutions entre les deux parties, la FECAFOOT allant jusqu’à ne pas reconnaître la saison disputée par la Ligue.
Seidou NJOYA avait affirmé que pour lui les lions indomptables qui occupaient une place de choix étaient malheureusement l’arbre qui cache la forêt et que le football sur le plan local se portait très mal. Mais depuis rien n’a été fait: la ligue spécialisée de football jeune n’a jamais vu le jour malgré les prouesses des lions U-17 champions d’Afrique de leur Catégorie et qui préparent actuellement le mondial. Le football féminin n’a pas avancé d’un seul pas; ce football qui a été abandonné lors de la coupe du monde féminine, car négligé par les responsables qui ont préféré se rendre en France plutôt que d’organiser ce football.

Lors de la réunion du bilan de ces 100 premiers jours, à la tête de la FECAFOOT le 22 Avril 2019 comme prévu à son installation, le président de l’instance faîtière du football Camerounais avait tenu un propos fort de sens : « Redorer le blason de la FECAFOOT en vue d’affirmer le leadership continental du Cameroun en matière de football ». Pourtant ce leadership sur ces dernières semaines est plus que jamais remis en question.
La médecine Sportive promise n’est pour l’instant visible nul part. Ceci et bien d’autres éléments qui ont été annoncés, mais ne sont pas encore sur le point de voir le jour.
Le service le plus attendu et qui a subi un réaménagement considérable était la communication de la fédération et des sélections nationales. Tous les Team Média Officer ou presque avait été bottés en touche au profit d’un coordonateur des Team Press en la personne de Martin Camus MIMB qui avait annoncé des réformes dans ce secteur, mais qui quelques mois seulement après a annoncé sa démission en Mondovision sur une chaîne de télé privée, abandonnant ainsi la communication des selections aux mains inexpertes de certains profanes de la chose.


Loin d’être exhaustif dans ce chapelet de manquement, il est désormais plus que clair que la FECAFOOT se porte mal et que la profession de foi devenue promesse de Seidou MBOMBO NJOYA n’est pas loin de la démagogie, même s’il faut attendre la fin de celui-ci pour en faire un bilan complet.
Il serait historique et marquant d’esprit que le président de la fédération Camerounaise de football Seidou MBOMBO NJOYA pose sa démission au regard de tous ces manquements, afin de permettre à de nouvelles personnes de donner une lueur d’espoir à ce football qui va complètement en cendres.

Par: Franck Éric Diffo

Franck Erick DIFFO

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