YVES CLEMENT ARROGA : “LA POLEMIQUE AUTOUR JE N’EN AI RIEN A FOUTRE”

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A son arrivée à la tête de la sélection A prime, le sélectionneur Yves Clément ARROGA avait accordé au site LionIndomptable.Com publié le 10 Octobre dernier, un entretien que nous vous proposons de relire en morceau choisi ,après la publication de la liste des 30 préselectionés qui retrouveront la tanière des A’ juste après la reprise du championnat.

Vous êtes le nouveau sélectionneur des Lions Indomptables A’, comment avez-vous accueilli cette nomination ?
C’est toujours important que quand votre pays vous appelle, et que vous êtes vraiment sollicité pour une lourde mission comme celle-là, c’est toujours avec joie qu’on l’accueille. Sachant l’importance qu’il y a au niveau du football camerounais, il faudrait qu’il soit relevé et connaissant les apports qui peuvent être les miens au niveau du football camerounais, j’ai été ému et j’ai répondu comme un militaire pour venir.

A peine nommé, on vous voit déjà sur le terrain…

Oui ! Puisque le cas du Cameroun, j’ai analysé depuis fort longtemps et je savais exactement ce que je pourrais faire si un jour, j’étais appelé. C’est la raison pour laquelle vous voyez que mon action n’est pas limitée simplement au niveau de la Ligue 1 et Ligue 2 parce que je sais que le Cameroun regorge énormément de talents, raison pour laquelle j’ai décidé d’aller jusqu’au fond, même au niveau amateur pour dénicher l’oiseau rare.

Concrètement, comment matérialisez-vous cette descente sur le terrain ?
C’est une particularité à moi, je ne dis à personne que j’arrive, je viens à l’insu de tout le monde, je regarde les matches amicaux, les entrainements, je vois ou j’envoie des gens. Après, je vais vers le coach, je me présente et je lui demande par exemple de me donner deux de ses bons joueurs. Mais avant, j’ai une liste à moi, je connais les gens que j’ai vus, les gens qui peuvent répondre présent devant une situation comme celle-là. Si après, les noms qu’il m’a donnés ne concordent pas, on ne retient pas. La forme de travail que j’ai mise sur pied, c’est bien celle-là. Apparaitre sans se signaler et essayer d’avoir sous la main des bons joueurs, et pouvoir sélectionner des bons joueurs. Après, demander au coach les bons joueurs qu’il a pour ensuite confronter les listes. Si un nom n’apparait pas, ça veut dire que le choix a été mal fait. Donc, nous repartons avec une idée précise.

Et les premières impressions, ça donne quoi ?
Les premières impressions sont bonnes. Déjà, les coaches sont conscients de cela, ils ont vu l’importance d’être sur le terrain, l’importance que je donne déjà à être là sur le terrain, à assister aux entrainements, à assister aux matches amicaux et ça marque.

Il faut dire quand même que votre nomination a suscité une grosse polémique, beaucoup vous reprochant d’être déconnecté de la réalité sur le terrain du football local. Comment avez-vous accueilli ces critiques ?

Les gens qui disent que je suis déconnecté de la réalité, ce sont des gens qui ne savent pas ce qui se passe. On m’a nommé sur un projet, sur un programme, ce n’est pas par hasard que je suis là. Donc, je n’ai pas été parachuté ici par hasard. Le Gouvernement de la République a trouvé en moi, quelqu’un qui peut apporter. La polémique autour, je n’en ai rien à foutre.

Tout à l’heure, vous faisiez savoir que vous avez été nommé sur la base d’un projet, peut-on avoir quelques axes de ce programme ?
Ma nomination a été effectivement faite sur la base d’un projet que j’ai remis au niveau de la fédération et du ministère des sports qui a jugé que c’est Yves Clément qui doit être là. On est là, on va travailler dessus, je ne suis pas seulement là pour apporter au niveau des A’ mais j’ai des projets derrière qui vont suivre. Déjà, même l’ancien staff de la FECAFOOT avait été invité par moi à Madrid, par rapport à un projet de réforme de la Direction Technique Nationale qui est un tout petit peu en standby parce que les autorités camerounaises n’ont pas encore décidé que ce projet puisse aller de l’avant. Je vais relancer ce projet et vous verrez que beaucoup de choses vont changer. Je suis là pour faire des apports, je suis camerounais à part entière, je suis là…

On sait que la mission qui vous a été assignée est très importante, à savoir, remporter le Championnat d’Afrique des Nations. Est-ce que vous mesurez la pression du travail qui vous attend ?
Tous les jours, je travaille sous pression. Donc, ce ne sera pas quelque chose d’étrange, sachant qu’au Cameroun, il y a 25 millions d’entraineurs, nous on va faire notre travail, je vais faire mon travail avec toute mon équipe avec une sérénité totale et nous allons travailler dur pour essayer de remporter ce CHAN.

Au moment où vous arrivez au Cameroun, quelle est l’image que vous avez du football camerounais, vous qui êtes parti depuis fort longtemps quand même ?
Nous avons vécu un peu le semi-professionnalisme à l’époque quand nous étions dans le Diamant de Yaoundé… On constate que le football camerounais est un peu à la traine. C’est la raison pour laquelle nous sommes là pour que le football puisse retrouver sa place de marque.

Au-delà du CHAN qui est l’objectif majeur qu’on vous a assigné, est-ce que vous vous êtes fixés des défis personnels ?

Mon premier défi personnel est d’abord général. Il faut que nous gagnions premièrement le CHAN parce que c’est ce qui est devant nous là. Après, bien sûr on verra. C’est pas à pas, c’est match par match.

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