DOMINIQUE MAHEND ( DG UBA ): “UN TOURNOI POUR LES VETERANS CE SERAIT MA PROPOSITION”

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A quelques heures de la clôture de la saison sportive de l’APECAM Football Association, le parrain de cette édition et directeur général de la Union Bank for Africa a exprimé sa satisfaction vis à vis du bureau qui termine son mandat. Dominique MAHEND est également revenu sur son équipe de football féminin qui dispute la finale ce samedi au stade CICAM.

Comment comprendre que cette année UBA soit absent à ce grand rendez-vous, pourtant sur les dernières éditions votre équipe a été très présente?
Effectivement, c’est la fin d’un circle et depuis deux ou trois ans je l’avais déjà prédit et j’avais demandé à mes hommes de préparer le renouvellement. Certains diront que je suis de mauvaise langue, mais tout dans la vie se passe selon un circle. Nous sommes entrés dans ce championnat comme des petits que nous étions et nous apprenions. Puis, nous avons grimpé au point de jouer une finale perdue mais c’était toujours pour apprendre. Mais par la suite nous avons eu le palmarès qui est le nôtre et là le cycle s’est achevé. C’est vrai que parmi ceux qui ont joué cette saison, il y’a encore des anciens mais nous sommes au bout d’un rouleau et celà arrive à tout le monde. Pour ceux qui ont connu la société Générale, elle a connu un moment glorieux et puis un passage à vide et aujourdhui elle revient. Peut-être que UBA reviendra au devant de la scène, à nous de traverser notre zone de turbulence car les résultats m’ont donné raison.

Depuis 2009 ça fait 4 titres en 10 ans, est-ce que vous été satisfaits de ce parcours?
J’ai été à la fondation de cette équipe avec certains de mes collègues et d’autres qui ne sont plus là et je sais par quoi nous sommes passés. Quand nous avons commencé à avoir de bons résultats, nous avons gardé la tête sur les épaules. Le chemin était encore long et il y’avait des équipes de renoms CBC, ECOBANK, BICEC et autres. Mais par le travail et la détermination nous avons comblé cet écart. Mais il ne faut jamais s’endormir sur ses acquis, car ceux qu’on a rattrapé nous ont encore dépassé. C’est quelque chose qui reste gravé dans ma mémoire. On aurait voulu que cette époque dure longtemps, certains d’entre nous ont laissé la place aux jeunes et ceux-ci ont besoin de maturité pour positionner l’équipe où elle doit être mais j’ai bon espoir que UBA va reconquerir la place qui est la sienne. Mais c’est à l’image de la banque, car nous avons commencé timidement il y’a 11 ans et nous pouvons être fiers de là où nous sommes aujourdhui.

Au regard de votre background de joueurs que pouvez-vous nous dire de cette compétition surtout quand on sait que UBA a recruté 40 jeunes sous forme de contrat CDI et CDD dans ce Championnat?
Je vais tirer un coup de chapeau à un grand monsieur de cette association à savoir monsieur Jean Claude ETOUNDI, qui a posé des bases solides. Il y’avait beaucoup à dire mais il a posé des bases sur lesquelles le bureau actuel à surfer et je suis ravi de savoir qu’ils ont amélioré ce que monsieur ETOUNDI avait posé. Nous sommes à l’ère du digital et le bureau de l’AFA a profité de cette dynamique là pour créer quelque chose de formidable autour de cette compétition qui à l’époque était vue comme un petit championnat de banque, mais qui aujourdhui est un championnat très relevé et très suivi.

Pour ce qui est de l’opportunité offerte à nos jeunes, je pense que permettre à certains de gagner leur vie est la plus grande chose réalisée par l’AFA. J’ai joué ce championnat et il n’y a pas une envelope à la fin mais beaucoup gagnent leur vie aujourd’hui grâce à ce championnat. Quand nous avons commencé je jouais ce championnat, il y’a des jours où certains n’avaient pas de prime pour venir aux entraînements mais nous contribuons pour qu’ils viennent? Aujourdhui ils ont des femmes des enfants et des maisons. Il y’a des gens très bien placés dans des familles qui n’arrivent pas à aider leurs frères, alors réaliser celà c’est quelque chose de grand. Je ne pense pas que nous, à UBA nous n’avons été des précurseurs mais nous avons fait notre part.

Comment comprendre dans ces actions sociales dont vous faites allusion, que UBA n’ait pas participé à l’action de l’AFA dans les orphelinats?
Personellement j’ai pas d’excuses et la banque non plus. Mais je ne veux pas jeter la pièrre à quelqu’un mais je pense que cet évenement aurait pu être mieux organisé. Nous à UBA nous faisons des dons dans les écoles et les orphelinats et plus encore, car ceci rentre dans le volet social de notre entreprise. Mais je pense que du côté de l’entreprise comme du côté de l’AFA celà aurait dû être mieux organisé.

Vous jouez ce samedi une finale en football féminin, personnelement comment appréciez-vous cette volonté d’associer les dames à ce tournoi là?
Je dirais que ceci aurait dû être lancé plus tôt. c’est une bonne chose d’y avoir pensé. Il fallait un championnat même à 4 depuis autour de ces dames. Je n’ai pas encore vu leurs matchs mais on m’a dit qu’elles jouent très bien et de ce que j’entends, il y a de l’enthousiasme autour, elles sont dans une telle excitation et je me dis que ca nous donnerait même peut-être plus de satisfaction que les hommes là. Il y’a peut-être plus de fierté que celle de l’équipe des garçons et j’espère qu’elles iront jusqu’au bout. vous savez, nous sortons souvent le matin, nos enfants ne nous voient pas et nous rentrons ils sont endormis. Le lieu de travail ne doit pas devenir un cimétière. Je cherche souvent des personnes ici le mardi et on me dit elles sont parties à l’entraînement et je me dis mais, qu’est ce qui se passe. Je me dis c’est bien ça créer une émulation et cela ne peut qu’être productif et j’espère que mon état de santé me permettra de vivre la finale. J’ai discuté avec une dame de la Société générale qui est de l’équipe adverse et elle aussi est d’une telle excitation autour de cette histoire de football qui n’a commencé il y’a seulement quelques semaines et je me dis si ça avait été lancé il y’a des années, où en serions nous? Ca va donné aussi la possibilité à d’autres dames comme chez les hommes d’intégrer le milieu professionnel.

Monsieur le directeur y’aura t-il une mobilisation particulière autour de cette finale?
On dirait que vous étiez avec moi dans mon bureau il y’a quelqes minutes…(rire) Depuis que je suis DG c’est le moment où l’équipe a eu le plus de moyens possibles mais sans résultant c’est le plus décevant. Je sais une chose c’est qu’elles ont mon support à 100 POUR CENT. Je dis simplement demandez moi ce que vous voulez et je serais là. J’ai même déjà donné trop de moyens aux hommes sans résultats et il est temps que je me concentre sur les dames.

Pour sortir, monsieur le directeur quel serait le conseil à l’endroit de l’AFA pour améliorer ce tournoi?
Ce serait juste un championnat de vétérans maintenant. Sinon nous là, jamais plus on ne jouera, car on pourra se retrouver. On va dire peut-être les plus de 40 ans là on pourra courir 60 ou 50 minutes pour nous qui ne pouvons plus courir 90 minutes et surtout se retrouver après, car on ne se retrouve plus, surtout nous les anciens de ce championnat ce serait une bonne initiative. Les obligations sont là, mais un petit tournoi pour les vétérans ce serait ça ma proposition.

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