FRANCOIS XAVIER YAKANA (CHICO): ” Y’A PAS QUE LE FOOTBALL DANS LA VIE”

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L’ancien footballeur Camerounais désormais exilé en France où il évolue dans un domaine qui n’a rien à voir avec sa passion pour le football, était de passage au Cameroun à l’occasion des Obsèques de la maman de Patrick SUFFO. celui-ci nous a fait part de sa nouvelle vie et surtout de ses projets présent et futur.

Qui est Francois Xavier YAKANA et que devient-il?
Déjà il faut noter que Francois Xavier YAKANA et plus connu sous le petit nom de CHICO,je suis né et grandi à Yaoundé, j’ai fait mes études au Lycée LECLERC avant de me lancer dans le football. J’ai commencé à SOCUCAM de Mbandjock, avant de rejoindre la première division entre 2004 et 2005 dans la foudre sportive d’Akonolinga où j’ai passé une saison avant de ralier l’Aigle royale de la Menoua puis à Noblesse où j’ai passé une mauvaise saison, la faute à une fracture à la cheville qui m’a éloigné pendant près de 6 mois des stades, mais j’ai rebondi à Sable de Batié sous le coach YOUDOM et ensuite je suis allé en Guinée Où j’ai disputé la ligue des champions. En 2008-2009 je reviens au Cameroun pour m’engager avec le Racing de Bafoussam qui me contacte et puis je ralie le Tonnerre de Yaoundé. c’est de là que je part pour la première division en Ethiopie Où J’ai joué 6 mois avant d’etre contacté par un agent de joueur qui m’a fait voyagé en moins de 6 mois pour la france et plus précisement dans la ville de Bordeaux, et j’ai la chance de rencontrer Pascal FEINDOUNO l’international Guinéen qui me voit jouer et me dit
“comme tu viens d’arriver je vais te faire signer en CFA” je vais donc signer à Lormont qui est le club de Lamine SANE l’international Sénégalais, je joue pour 6 mois et je contracte une rupture des Ligaments et j’arrète de jouer.

Entre temps il y’avait déjà un problème de papiers qui se posait et l’équipe était celle de la commune donc le maire de Bordeaux Alain JUPPE a résolu mon problème de papiers en moins de 8 mois.
Dès que j’ai eu mes papiers j’ai arrêté de jouer au ballon meme si je continuerais d’y jouer par passion. Je retourne donc à l’école pour 3 ans au Lycée d’hotellerie de TALANCE où j’obtiens un CAP,un BAC PRO et un BTS en 3 ans. çà ne se fait pas mais j’ai fait d’bord une mise à niveau puisque je m’exprime bien en francais et en anglais et que j’ai montré mes motivations, je suis passé au test, ils m’ont pris et j’ai passé 3 ans. Après je suis partis de Bordeaux parce que la ville certes elle est bien, mais le gros boulot c’est à Paris; je m’y suis installé et la chance c’est que là-bas, j’ai travaillé dans les plus gros établissements Parisien notamment, la TOUR EIFEL, le JOULVAIN et bien d’autres… Plus le temps passait, je me suis dit il y’a beaucoup à faire au pays, faut que j’ouvre un traiteur et c’est ainsi que le 25 Septembre 2018 j’ai ouvert le “CHICO TRAITEUR” à Elig Essono, et mine de rien en 1 An nous avons déjà plus de 50 cérémonies à notre actif et nous faisons des prestations dans tout le Cameroun et voilà c’est surtout pour aider la jeunesse, leur trouver un emploi en fait.

Difficile de comprendre comment on sort du Football pour la Restauration, d’où vous part cet amour là?
En fait c’est quand je jouais au Cameroun. vous savez, nous les Footballeurs nous voyageons beaucoup et quand on arrive dans une ville comme Maroua, Garoua nous sommes à l’hôtel et c’est de là qu’est parti mon amour pour l’hotellerie, donc c’est une passion qui est devenu un metier et c’est une très belle reconversion pour moi.

“CHICO TRAITEUR” c’est 1 An, 50 cérémonies et un peu plus à son actif; est-ce qu’on va s’arreter là où alors on pense dévelloper un peu plus la structure?

Bien sùr. Les mois à venir je vais ouvrir à Yaoundé déjà un service de Cuisine faite maison pour livrer dans les ministères, bref les bureaux de la capitale politique; en ce moment je suis à plus de 800 demandes par jour aux Impots, aux Finances et bien plus. Vu que “CHICO TRAITEUR” est national je pense pour le moment à ouvrir une structure à Douala entre AVRIL, et MAI prochain, à Bafoussam pareil. Donc avec les éffectifs que j’aurais je vais aggrandir la structure et dans un maximum de 5 ans nous seront représentés dans tout le Cameroun. Jai commencé par Yaoundé avec l’objectif d’ouvrir un point et le prochain c’est Douala.

Vous etes le patron de la structure et vous residez à Paris; là vous etes a Bamougoum à l’occasion des obsèques de la maman de Patrick SUFFO. Est ce que vous vous déplacez chaque fois où vous venez pour des déploiements spéciaux?

Le footballeur Steve MBELLECK s’est marié le 22 Juin dernier à Yaoundé et j’étais présent c’était 600 personnes; je me déplace en fonction de l’ampleur de l’évenement. Donc quand il y’a une cérémonie de 400 voir 500 personnes je suis obligé d’etre là. Moins de 400 je peux pas me déplacer mais je peux venir pour une surprise. Mais seulement pour une cérémonie de 50 personnes je peux également etre là, car il y’a des clients qui veulent que je sois là personnelement parce qu’il sait que je suis exigeant et quand je suis là les choses se passent correctement.
SUFFO c’est une histoire de 20 avant. Quand j’étais petit il était en sélection je le cotoyais et il me mettait bien et quand il a appri sur les réseaux sociaux que j’ai un traiteur il m’a appelé et ma dit: “ma maman est décédé” et j’ai répondu “çà c’est un détail çà on va gérer”. je suis allé dans le 16 ème et nous avons échangé dans un restaurant et je lui ai fait un dévis gratuit tu le prends tu appelles au Cameroun et tu reviens vers moi. 40 minutes après il m’a rappelé et m’a dit qu’au pays on lui fait celà à plus de 24 Millions. nous nous sommes entendu et çà s’est bien passé, et tout le village est content et ils m’ont dit que c’est la première fois que les choses se passent ainsi dans ce village; donc il est entièrement satisfait.
SUFFO lui il m’a payé le billet d’Avion sinon la facture allait etre plus élevé. j’ai, de part notre relation et le fait qu’il paye le billet, trouvé une bonne occasion de lui donné satisfaction.

Aujourdhui pour dévelloper la structure est-ce que vous ne pensez pas que seuls les réseaux sociaux ne sont pas suffisant pour communiquer sur “CHICO TRAITEUR”?
C’est vrai que sur les réseaux sociaux nous avons aujourdhui plus de 500.000 personnes qui nous suivent ou encore qui contactent le sécrétariat et moi surtout, mais il faut plus pour communiquer. Mais comme je dis notre pays est encore trop en arrière et ceci sur tous les plans; que ce soit la cuisine, le traiteur nous sommes en retard. nous de la Diaspora, quand nous venons c’est pour dévelloper des choses mais il y’a trop souvent des barrières. J’ai la chance d’avoir un bon carnet d’adresse et qund je veux faire quelque chose je fais tout pour que ca se passe bien. Donc au niveau de la communication pour moi c’est quelque chose d’incontournable. Je ne peux pas travailler sans communication.

On va reparler de votre premier amour le Football; c’est vrai que vous avez arreté depuis des années et vous etes dans autre chose à Paris, mais est ce que vous suivez l’actualité du football Camerounais?
Bien sùr ce sont mes gars, mes amis et on se parle constament: que ce soit Eric DJEMBA, WOME, KALLA, METOMO tous là ce sont mes grands et nous parlons de l’actualité du foot Camerounais. Quand les anciens lions jouent ici en Europe je suis toujours avec eux peu importe où c’est je suis là. NJANKA BEAKA m’a appelé pour me féliciter, Eric DJEMBA était à la veillé à Yaoundé ils savent que c’est “CHICO TRAITEUR”.
Pour ce qui concerne le championnat local je sais qu’actuellement c’est difficile la LFPC a des problèmes et entre le Général et le président de la FECAFOOT cest pas calme. je suis beaucoup le football Camerounais et j’ai un club de Coeur où j’ai commencé c’est FORTUNA de Roger NOAH c’est mon président et parfois je lui envoie des joeurs et les entraineurs je les connais, tous.

Un conseil pour ces jeunes qui ont des difficultés à se sortir du foot quand çà ne donne plus?
Dans la vie il y’a pas que le football. Le football est un métier très compliqué car sur une liste de 100, 2 seulement peuvent réussir. à un certain age de la vie il faut savoir choisir; si après 25 ans on n’a pas fait une carrière professionnelle, il faut passer à autre chose.

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